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Une matinée d’échanges et discussions, pour clore la conférence « Sciences des données, sciences des sociétés »

Du 10 au 12 avril, la conférence internationale « Sciences des données, sciences des sociétés » est venue clore la saison de la francophonie 2019 en Arménie. Organisée par l’Ambassade de France en Arménie, l’Institut des recherches en informatique de Toulouse, l’Académie des sciences de l’Arménie, en partenariat avec l’UFAR et TUMO, cette conférence a réuni les représentants des mondes scientifique et professionnel français et arméniens, pour parler de l’intelligence artificielle, la big data, la cybersécurité et les enjeux sociétaux en lien avec le développement rapide des technologies.

Après deux jours de rencontres, de tables rondes à l’UFAR, l’Académie des Sciences, des visites de la cité de l’ingénierie et la présentation du supercalculateur, le 12 avril, le centre TUMO a accueilli la troisième et dernière journée de la conférence, qui avait pour but de faire une synthèse des échanges et discussions et faire une ouverture sur les perspectives partenariales dans ce domaine pour l’Arménie.

Animée par le recteur de l’UFAR, prof. Jean-Marc Lavest, en présence de M. Pierre-Henri Cros, Chargé de la prospection scientifique et des partenariats à l’Institut de Recherche en Informatique de Toulouse, M. Hrachya Astratryan, Directeur de l’Institut d’Informatique et des Problèmes d’Automatisation à l’Académie nationale des Sciences de la République d’Arménie, M. Gevorg Margarov, Professeur à l’Université Polytechnique d’Erevan autour de la table, et Monsieur Michel Daydé, Délégué scientifique au CNRS, Directeur de l’Institut de Recherche en Informatique de Toulouse et M. Yuri Shoukourian, vice-président de l’Académie des Sciences de l’Arménie dans la salle, cette matinée a été le temps d’un débat et des questions-réponses entre la salle et les rapporteurs.

Le recteur a ouvert la discussion sur les transformations structurelles et les peurs que génère l’intelligence artificielle, en se tournant vers les jeunes étudiants de la faculté d’informatique et mathématiques appliquées de l’UFAR. Ces derniers ont soulevé l’importance des enjeux sociétaux du développement de l’intelligence artificielle et sa bonne utilisation appliquée au contexte arménien. A leur questionnement sur la substitution de l’humain et l’impact sur l’économie, Pierre-Henri Cros et Gevorg Margarov ont démontré la face inverse de la question : c’est le manque de l’humain dans le travail et le besoin qui nous a menés vers le développement de l’Intelligence artificielle. Les enjeux les plus importants, paraît-il, sont actuellement liés à l’élaboration et l’utilisation des données et la cybersécurité.

Les représentants de l’Université arméno-russe ont appuyé l’idée du recteur de l’UFAR sur l’importance de la démystification de l’intelligence artificielle et de l’éducation adaptée dès le plus jeune âge  pour préparer les jeunes à rentrer dans un nouvel espace : le cyber espace. Comparée aux autres révolutions, la révolution technologique a la particularité d’être plus rapide et c’est cette rapidité du changement ainsi que la répétition du soi à laquelle fait face l’humain avec l’apparition des robots ultra-perfectionnés qui sont à l’origine des peurs.

La discussion constructive et les échanges structurants ont été clos par M. Gegham Vardanyan, Vice-Ministre en charge des Technologies de l’Information qui a pour sa part soulevé l’enjeu du transfert sécurisé des données en Arménie et la nature philosophique de la question. Il a apprécié la collaboration franco-arménienne dans le domaine et souligné les perspectives de l’investissement dans le développement de l’algorithmique en Arménie, dans lequel il voit un potentiel immense.