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Interview avec Mme Christine Marsal

Maître de conférences, Université de Montpellier-IAE de Montpellier

Métier enseigné à l’UFAR: Financement de l’entreprise

C’est déjà ma 6ième ou 7ième visite en Arménie. Je me souviens très bien mon premier cours donné à l’UFAR. J’étais un petit peu timide parce que je ne connaissais pas les locaux, je ne connaissais pas les étudiants et j’espérais que mon cours soit à la hauteur des attentes et j’ai trouvé des étudiants qui étaient très souriants et qui participaient activement aux cours, et ça a été  le démarrage d’une aventure puisque je suis revenue tous les ans. J’enseigne à la Faculté de gestion, j’enseigne le financement bancaire et ça va permettre aux étudiants de négocier avec le banquier s’ils travaillent dans une banque.

J’enseigne aussi à l’Université de Montpellier et il y a une grande différence entre les étudiants arméniens et français. C’est vrai que les étudiants arméniens sont plus souriants que les étudiants français. Parfois ils participent moins aux cours, ils sont un peu timides, certains ont  peur de prononcer mal le français, mais une fois qu’on a établi le lien de confiance, après ça va tout seul. Et là où je suis absolument épatée par les étudiants arméniens, c’est qu’ils font  des efforts en langue. Pour vraiment comprendre ils me posent des questions sur le vocabulaire français que mes étudiants français ne me posent jamais. Ils sont très forts en mathématiques, par contre les étudiants français parfois sont un peu fâchés avec les mathématiques. Ce que j’apprécie aussi à l’UFAR c’est le respect pour les enseignants et les enseignements. J’ai remarqué aussi que dans le cadre de la classe il y a toujours quelques étudiants qui maîtrisent bien et qui prennent du temps pour expliquer à leurs camarades et c’est toujours agréable, par contre les français sont plutôt individualistes.

Je  conseille aux étudiants timides de sortir de leurs coquilles pour faire progresser, puisque ce sont des étudiants courageux, certains d’entre eux découvrent la langue française en arrivant à l’UFAR, donc ils montrent qu’ils sont adaptables et flexibles, et c’est un atout quand même qu’ils pourront avancer lorsqu’ ils iront sur un marché de l’emploi. Durant les cours quand il y a un thème qui les intéresse, tous sont intégrés dans le processus, même les plus timides. Quand par exemples j’aborde les scandales financiers et les actualités récentes d’une grande entreprise, les étudiants arméniens veulent absolument savoir comment ça se passe en France, du coup on commence à comparer et ça marche bien et c’est très intéressant.

J’ai énormément aimé l’Arménie, parce que c’est un pays avec une culture ancestrale, millénaire et moi, j’adore ça. Et ce que j’ai aimé le plus dans mes visites c’est des racines qu’on retrouve aussi en France, c’est l’histoire du pays qui, malgré tout ce qui s’est passé, est toujours là.

Chaque fois que je reviens en Arménie, je vois évoluer la ville, il y a les quartiers nouveaux qui arrivent…

Les personnes qui travaillent à l’UFAR sont formidables et j’ai toujours du plaisir à les retrouver, c’est comme si je reviens dans la famille. C’est un pays vraiment attachant.